mercredi 23 septembre 2009

L'EXIGENCE DE LA VÉRITÉ


ABOUTISSEMENT DE L’ILLUSION


Debout dans les cendres d’un monde imaginé

Tu percevras le souffle doux de la mort sur ta nuque.

Tes yeux se fermeront

Et ton âme dira non.


Encore la peur viendra jusqu’au bout de tes nuits.

Tu ne comprendras pas

Pourquoi le soleil est si pâle

La vérité a-t-elle si peu d’éclat.


Tu n’es pas attendu. Pas espéré.

Tel que tu es.

Seulement masquer, mentir, changer, encore rêver,

Te permettrait de vivre au milieu d’Eux…

Jusqu’à la nausée.


Tu recevras la vie en partage de tes larmes

Un peu d’ironie en échange de ta joie.

Tu marcheras pour rien, sans voix et sans chagrin.

Tu marcheras

Les yeux voilés d’un espoir fou

Le souffle froid de la mort sur ta nuque.


Seulement marcher délivre

Aussi rêver entre deux pas

Aimer entre deux aubes

Marcher vers ce Rien qui seul te tend les bras

Sans peur. Sans élan.


Les anges te parleront

Et tu n’entendras pas.

Tu ne recevras plus les grains de lumière fine

Qui précèdent les aurores,

Enlacent les amants dans la brisure des draps.


Tu marcheras

Le souffle nu de la mort sur ta nuque

Et tu t’inclineras.

Vaincu,

Tu mentiras.

Marie de Solemne

© Marie de Solemne

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